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’’Le cri du fleuve’’ de Katia Mounthault : un véritable chef-d’œuvre !Le paysage livresque francophone vient de s’élargir avec le roman ’’Le cri du fleuve’’ de Katia Mounthault, paru en juin dernier aux éditions L’Harmattan. Ce livre de 174 pages représente un véritable chef-d’œuvre interpellant la conscience humaine sur l’enrôlement des enfants dans les mouvements armés lors des conflits et sur d’autres maux qui minent le monde.
Dans un style simple, sobre et rigoureux, Katia Mounthault peint, sans détours, une situation désastreuse -les enfants soldats, les déplacements massifs des populations, les familles divisées- qui ne concerne non seulement le Congo son pays d’origine, mais aussi les autres pays d’Afrique, d’Asie, d’Amérique et d’Europe.
«La référence au Congo dans le roman n’est qu’un prétexte pour situer l’histoire dans un pays. J’aurais pu ne pas citer de pays ou en inventer un. La réalité qui y est décrite peut être transposée dans n’importe quel pays du continent africain, voire au Moyen orient, en Asie, en Amérique latine ou en Europe», indique-t-elle. Il s’agit en fait d’une œuvre de fiction mettant en exergue un certain nombre de problèmes auxquels l’humanité, toute entière, est confrontée. Le livre parle de Célia qui se trouve en reportage pour le compte de CNN dans un pays d’Afrique centrale en plein conflit armé. La journaliste, témoin d’indicibles atrocités, évoque ce qu’elle a vécu durant son reportage. Justifiant le choix porté à la journaliste (Célia), Katia Mounthault explique que les journalistes sont des archivistes du quotidien, les témoins de l’histoire. «Ils sont les yeux et la voix qui révèlent au grand jour le panorama des souffrances des populations». ’’Le cri du fleuve’’ est le tout premier roman de Katia Mounthault qui vient de donner un coup de maître. Les amoureux de la lecture y trouveront des expressions pittoresques, de l’engouement et de l’espérance des populations africaines de vivre des lendemains meilleurs malgré les conflits qui déchirent le continent. S’agissant du titre de l’ouvrage, l’auteur précise que c’est souvent dans un fleuve ou une rivière que l’on jette des corps pendant des guerres pour faire disparaître les traces. «Imaginez alors que le fleuve s'érige contre tout cela, lève ses eaux dans un cri de révolte», dit-elle. Née d’une mère guadeloupéenne et d’un père congolais, Katia Mounthault a fait ses études entre la République du Congo, la France et les Etats-Unis d’Amérique où elle achève des études supérieures en sciences politiques et relations internationales. Elle est diplômée de l'Elliott School of International Affairs de l'Université Georges Washington et travaille actuellement pour une multinationale aux USA. Samedi 24 Juillet 2010 - 14:44
Christian Brice Elion
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